Le plombier Jean-Jacques Mormoilais se vante d’être, après le médecin, l’homme qui connaît le mieux les femmes. Pourquoi ? Longuement espéré, il se présente à l’heure où les mâles sont absents, reçu à bras ouverts — innocemment ou non — par l’épouse, la bonne ou la fifille, qui l’introduisent dans les endroits secrets du logis : cuisine, salle de bains, water-closet, ou la cave... Grâce à ce thème, l’auteur pourfend les préjugés et les tabous avec une verve dont l’impudeur n’a d’égale que le plaisir visible qu’il y prend. Amoureux des mots, ivre de liberté langagière, érudit en goguette que la richesse de l’argot émoustille, il n’en reste pas moins féru de rigueur grammaticale, si bien que le contraste entre le classicisme de la forme et l’audace des anecdotes, et des idées, crée la saveur singulière de tout ce qu’il nous raconte. Nul doute que les nombreux “fans” des Mémoires d’une culotte aimeront ces Confessions d’un plombier, et que ceux qui aborderont l’œuvre d’Aymé Dubois-Jolly par ces dernières seront impatients de lire les autres.